Afin d'élargir la clientèle qui ne pouvait accéder aux Facel Vega V8, Jean Daninos décida dès 1957, de construire une plus petite Facel, destinée aux sportifs désirant une voiture française pouvant s'aligner sur les Porsche 356 ou Alfa Giulietta. Destinée tout d'abord au marché français, les études de marchés montrèrent qu'un nombre d'environ 2500 exemplaires au moins pourraient être vendus en France chaque année.
La petite Facel Vega fut mise à l'étude. Le problème de la motorisation se fit très vite sentir. Facel se vit refuser l'autorisation d'importer un moteur étranger par le Ministère de l'industrie de l'époque. Jean Daninos fit jouer ses excellentes relations nouées avec la société Pont-à-Mousson, qui fournissait déjà à Facel les boîtes de vitesses manuelles des grosses Facel Vega. Ils avaient étudiés en 1951 un moteur 6 cylindres double arbre pour leur propre compte. Ils purent facilement en extrapoler un 4 cylindres de 1600 cm3, répondant au cahier des charges de Jean Daninos.

Pont-à-Mousson livrait les éléments du moteur à Facel qui s'occupait du montage dans un atelier spécialisé dans son usine de Puteaux. Ce moteur était un 4 cylindres en ligne de 1646 cm3 développant 115 CV à 6400 t/m, bloc en fonte et culasse double arbre en aluminium. La boîte de vitesses provenait également des fonderies Pont-à-Mousson.
La Facellia fut présentée à la presse en septembre 1959. D'une ligne très agréable et classique, elle atteignait les 180 km/h sans difficultés. La présentation et la finition étaient soignées et luxueuses, dans le même bon goût que les grosses Facel V8. La voiture avait d'abord été présentée uniquement en version cabriolet 2 places, et fut déclinée peu après en coupé 2+2 et coupé 4 places.

Suite aux problèmes rencontrés sur la première version du moteur, Facel sortit une nouvelle version, la Facellia F2, équipée d'un moteur revu par le Moteur Moderne pour accroître sa fiabilité. Par la même occasion, les phares doubles étaient remplacés par les phares Mégalux identiques à ceux de las Facel II, et le tableau de bord gagnait le revêtement en faux bois des grosses Facel V8 au lieu du cuir.
Malgré ces améliorations, la réputation de la Facellia était ternie et la Facellia F2 ne parvint pas à convaincre la clientèle. Pendant ce temps, les moteurs défectueux étaient remplacés en garantie, mettant à mal les finances de la société qui se retrouvait au bord de la faillite. Il fallait d'urgence réagir et remédier à la situation.


Pour étoffer la gamme et pour combler le vide entre les 108 CV de la Facel III et les 360 CV de la Facel II, Jean Daninos eut l'idée de construire un modèle intermédiaire à 6 cylindres sur la base de la Facel III. Aucun moteur de ce type n'existait alors en France, Facel négocia avec BMC pour la livraison du moteur de l'Austin-Healey 3000.
Le modèle baptisé Facel 6 fut présenté le 20 mai 1964 à la presse. Le moteur 6 cylindres de 2850 cm3 développait 150 CV à 5250 t/m. La vitesse était de l'ordre de 200 km/h. La carrosserie reprenait les éléments de la Facel III avec des roues à rayons à moyeu central.

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TYPE
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MOTEUR
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PUISSANCE
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DATE DE SORTIE COMMERCIALE
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Facellia FA-F2
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4 cyl. Pont-à-Mousson
- 1646 cm3
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115 ch à 6400t/m
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Septembre 1959
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Facel III
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4 cyl. Volvo B18B - 1780
cm3
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108 ch à 6000t/m
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Septembre 1963
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Facel 6
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6 cyl. BMC ( Austin-Healey
) - 2852 cm3
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150 ch à 5250 t/m
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Juillet 1964
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