Après avoir travaillé pour André Citroën de 1928 à 1935 et pour Maurane-Saulnier de 1935 à 1937, Jean Daninos créa "Métallon " tout en collaborant avec " Bronzavia ", sociétés spécialisées dans la métallurgie aéronautique.
Le 20 décembre 1939, il créa la société des "Forges et Ateliers de Construction d'Eure-et-Loir" ( FACEL ). FACEL était également spécialisée dans la métallurgie et livrait à ses clients des ensembles et organes préfabriqués pour l'aviation.
L'entreprise débuta dans une usine de 1500 m2 à Courbevoie, avec une petite équipe et quelques outillages. Sur demande de l'Etat, une deuxième usine fut installée à Dreux avec tout le potentiel nécessaire à une production aéronautique.
A cause des événements internationaux de 1939, FACEL dut réorienter sa production vers l'aviation et l'armement. L'usine de Dreux fut occupée et toute la production rapatriée dans une nouvelle usine à Colombes.

Après les hostilités, FACEL réorienta ses activités vers de nouvelles productions. Outre l'aéronautique, FACEL créa un atelier automobile dans l'usine de Courbevoie.
En 1945, Panhard et l'Aluminium Français étudièrent avec FACEL la construction de la Dyna-Panhard. FACEL construisit 45'000 carrosseries en aluminium pour Panhard.
En 1948, FACEL crée un département de voiture de luxe et construit pour Simca les Océane et les Plein-Ciel. Environ 23'500 Simca-Sport seront fabriquées. Pour Ford-France, FACEL construit environ 2'200 Comète, sans compter les confidentielles Bentley Cresta dont il sortira 17 exemplaires.



L'augmentation de la production nécessita une nouvelle usine. Ce fut à Amboise que les travaux d'emboutissage furent centralisés. A cette époque, FACEL produisait environ une centaine de véhicule par jour et employait plus de 1'700 collaborateurs.
Facel produisait les automobiles dans les usines de Dreux et Colombes, les composants aéronautiques à Amboise et les emboutissages à Amboise.
Après avoir fabriqué des voitures de luxe pour les autres, Jean Daninos décida de construire une voiture de prestige pour son compte. Il se mit à la recherche d'un nom pour sa nouvelle marque. Il se tourna vers son frère, l'écrivain Pierre Daninos, qui eut l'idée des noms d'étoiles parmi lesquels Comète et bien sûr Vega.
