Malgré le versement du prêt nécessaire, la trésorerie fut engloutie en 11 mois dans le remplacement des moteurs de la Facellia. Face au marasme, les partenaires fidèles démissionnèrent en février 1962. Le Conseil d'administration composé plus que de 3 personnes, vota le 10 juillet 1962 la mise en liquidation de la Société, contre l'avis de Jean Daninos. Un liquidateur fut nommé mais le Tribunal de Commerce autorisa Facel à continuer son exploitation. Une nouvelle équipe formée de Jacques Persin, nommé par le liquidateur, en tant que Directeur général et Jean Daninos comme Directeur technique et commercial. Facel se présenta au Salon d'octobre 1962.
La Facel III fut présentée et ses ventes ne cessèrent de croître, parallèlement à la Facel II.
Après une année d'administration provisoire, le liquidateur décida de confier Facel en location-gérance à la Sferma, filiale de Sud-Aviation présidée par Paul Badré qui assura la gestion dès juillet 1963. Grâce à Jean Daninos et à son équipe, Facel avait pu survivre et redresser un peu la tête.
En octobre 1964, la Sferma ne reçu pas l'autorisation de poursuivre la gérance de Facel par l'Administration et par conséquent, ne parvint pas à se porter acquéreur des actifs de Facel. Une autre solution devait être trouvée pour poursuivre les activités. Jean Daninos et Paul Badré entamèrent des démarches qui aboutirent à un accord avec Rover en Angleterre qui envisageait de prendre le relais de la Sferma. En contrepartie, Rover demandait à Facel de construire dans ses usines des Land-Rover.
Malheureusement, cette solution intéressante pour Facel ne fut pas acceptée par une Administration anglophobe à l'époque. Pressés par le temps, l'équipe dirigeante ne parvint pas à se retourner et à rechercher d'autres solutions.
C'est ainsi qu'au Salon de 1964, les voitures Facel Vega furent exposées pour la dernière fois. Mais personne ne fut autorisé à se trouver sur le stand et à prendre des commandes.
La dernière voiture de sport et de prestige de la France s'éteignait donc fin octobre 1964
